Top 5 des catégories d’intellectuels avec qui il est le plus frustrant de discuter #DébattonsMieux

Cela fait des années que je veux écrire un petit article de ce genre, pour exorciser ma frustration d’avoir perdu des heures de ma vie dans des débats stériles, avant de comprendre, grâce à Qayris, que les débats c’était déjà en soi souvent une perte de temps.

Un intellectuel, je définis ça comme une personne épistémophile (qui aime apprendre sur pleins de sujets différents, qui aime la connaissance), qui lit des livres et se documente sur ses centres d’intérêts de manière plus approfondie que la moyenne.

On oppose parfois classiquement l’intellectuel au manuel, cependant, dans la mesure ou il faut souvent des compétentes intellectuelles pour faire des travaux manuels, tout ce que dit ce clivage, c’est que les « intellectuels » seraient en fait des gens incapables de rien faire de leurs dix doigts lorsqu’il s’agit de faire autre chose que lire, écrire et parler. Ce n’est donc pas un clivage qui a beaucoup de sens à mes yeux.

Je précise, même si vous vous en doutez, que ce classement est purement subjectif. Du moins dérangeant au pire. Bref, mon défi pour cet article est de faire court ! Alors sans plus tarder:

5) Les perroquets

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Ce sont ceux qui répètent ce qu’ils ont lu dans les livres sans jamais utiliser leur cerveau pour faire mûrir leur réflexion, prendre du recul, douter ou adopter un regard critique. Ils considèrent tout ce qu’ils lisent comme parole d’évangile, et lorsqu’on leur demande leur avis sur quelque chose, ils se contenteront, plus ou moins explicitement, de paraphraser un auteur qu’ils ont lu.
Et quand on leur demandera de réfléchir à ce qu’ils viennent de dire, d’adopter un regard critique dessus, ils auront tendance à tomber dans un débat de posture ou ils défendent la thèse de l’auteur qu’ils ont lu, comme s’il s’agissait de défendre la vérité face aux hérétiques…

Les perroquets sont frustrants car ce qu’ils disent n’est pas incarné, c’est comme de parler avec un bot Wikipédia. C’est intéressant en surface, mais si on va vraiment dans les détails, on arrive vite face au vide et à l’angoisse de celui qui a besoin de s’accrocher à des repères dans un monde complexe.
Ceci étant dit, ça reste assez gentillet. On peut résumer le problème avec le fameux adage: « la connaissance, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale. »

4) Ceux qui s’écoutent parler (dialogue de sourds)

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Ceux qui aiment tellement ce qu’ils disent qu’ils ont presque une érection qui monte lorsqu’ils prennent la parole, sans vraiment s’intéresser à ce que disent les autres.
Ce sont aussi ceux qui attendent que tu aies fini de parler pour que ce soit leur tour, et déballer leur storytelling machinalement, comme une performance de théâtre.

Eux ne cherchent pas à comprendre les autres, ils veulent juste qu’on leur accorde de l’attention pour qu’ils puissent injecter leurs mèmes dans votre cerveau. Le problème, c’est que c’est contre-productif, car à force de les voir faire, on n’a plus non plus envie de les écouter, et cela peut devenir un dialogue de sourd, ou bien mettre carrément fin au dialogue, quand on a compris que c’était une perte de temps.

3) Ceux qui manquent d’empathie cognitive

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L’empathie cognitive, c’est la compétence psycho-sociale qui permet de comprendre ce que les gens veulent dire, même quand ils le disent de manière maladroite et imprécise. C’est la capacité à identifier la lune, même quand le doigt n’st pas très rigoureux dans ce qu’il pointe.

Ceux qui manquent d’empathie cognitive sont souvent très exigeants quand aux termes qui doivent être utilisés pour que l’échange ait lieu. Autrement dit, ce sont des enculeurs de mouches avec qui on peut pas se comprendre si on utilise pas tous les termes parfaits bien comme il faut, et du coup, avec qui tout prend des plombes, quitte à ce que l’échange soit totalement inefficient.

2) Ceux qui manquent de compassion

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L’empathie émotionnelle est la capacité à identifier les émotions (chez soi et chez les autres) et à pouvoir adopter une attitude adaptée vis à vis de ces émotions. Par exemple, si une personne est triste, on va naturellement avoir envie de la consoler. Si elle a peur, on va avoir envie de la rassurer.
Les personnes qui manquent d’empathie émotionnelle dans les échanges sont des personnes avec qui on ne se sentira pas en sécurité, parce qu’ils ont tendance à se montrer agressifs envers nous, sans forcément s’en rendre compte d’ailleurs (parce que pour eux ils parlent « normalement », la violence est leur zone de confort)

Ce sont aussi par exemple les gens qui considèrent que la violence est un outil, une méthode légitime pour faire passer des idées, pour s’exprimer et se faire entendre. Sans quoi, ils seraient potentiellement « invisibilisés », peut-on entendre parfois.

A l’inverse, la compassion est l’intention visant à contribuer au bien être d’autrui. On ressent de la compassion quand on veut du bien à l’autre.

Attention cependant: avoir de l’empathie (la capacité à identifier les émotions) ne signifie pas pour autant qu’on fera preuve de compassion pour la personne.
En effet, l’empathie est aussi la première arme des manipulateurs: il faut bien comprendre les émotions d’une personne pour pouvoir la manipuler. Il est également beaucoup plus facile de blesser une personne quand on est capable d’avoir de l’empathie pour elle, d’identifier ses failles et ainsi de pouvoir appuyer dessus pour lui faire mal.

Les intellectuels qui manquent de compassion ont tendance à être des connards dans leur manière de parler à leurs interlocuteurs. Parce qu’ils n’ont aucune envie de contribuer à leur faire du bien. C’est un peu comme quand Michel Onfray dit que « La philosophie est un sport de combat ». Sous entendu que quand on est un philosophe, c’est normal d’être un connard. Vous comprendrez que je suis en désaccord avec cette idée.

1) Les ignorants de leur ignorance

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La seule chose pire que l’ignorance est l’illusion de la connaissance. Combien de fois ai-je eu la démonstration de ce proverbe… Et à ce sujet, le plus tragique est que les gens intelligents sont encore plus toxiques que les gens idiots, parce qu’ils seront performants pour rationaliser, et envelopper leurs croyances dans tout un système de bullshit complexe, qui fait qu’une remise en question sera beaucoup plus difficile.
A ce sujet, très peu de doute: les intellectuels sont beaucoup, beaucoup plus chiants que les autres… c’est un vrai calvaire.

Un peu comme une souris qui se cache dans une chambre. Vous avez déjà essayé d’attraper une souris à la main ? Ben moi oui. Eh ben j’ai pas réussi parce que c’est vraiment pas con, ces trucs. Et en plus sa saute et tout. Bref. Les croyances fausses chez les gens intelligents, c’est pareil. C’est super bien protégé.

Ce sont ceux qui ne comprennent pas qu’ils ne comprennent pas, et qui peuvent passer trois heures à te justifier en long et en large pourquoi en fait ils ont très bien compris, et c’est nous qui ne comprenons rien.

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Et je vous vois venir, vous, lecteur, à me dire que cela ne vous concerne pas, et que vous, quand vous ne savez pas, vous pouvez l’admettre facilement. Mon cul. Ça nous arrive à tous de le faire, à moi comme à vous. Et les gens les plus toxiques sont justement ceux qui croient qu’ils ne le font jamais.

Cependant, je suis un peu injuste, il ne s’agit en fait que des intellectuels angoissés par leur ignorance et leur médiocrité. Ceux qui ont « besoin » d’être « sachant » pour avoir de la valeur à leurs propres yeux.
Ceux qui s’en foutent ont moins de difficultés à se rendre compte qu’ils ignorent, et ils seront donc beaucoup moins sur la défensive quand on le leur suggère… Parce que c’est ok pour eux de ne pas savoir. Il n’y a pas d’enjeux, ce n’est pas dramatique, et c’est même au contraire l’occasion d’apprendre… de sortir de l’effet Dunning-Kruger…

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Et vous, c’est quoi les profils de personnes avec qui vous avez le moins de joie à échanger ?

3 commentaires sur “Top 5 des catégories d’intellectuels avec qui il est le plus frustrant de discuter #DébattonsMieux

  1. Un profil de gens avec qui il est frustrant de discuter… Tu as bien fait le tour, j’ai l’impression 😅 et on sent bien la frustration dans ton article ! Je pense aussi à ceux qui utilisent le pathos et l’appel à la popularité au passage pour avoir la masse de son côté et avoir raison. Ça m’est arrivé, une fois : j’avais pointé un comportement inapproprié, la personne est allée se plaindre à un administrateur de n le taguant que j’étais oppressive et que je lui avais provoqué une crise d’angoisse (alors que j’ai formulé avec politesse, etc). Puis elle a tagué tout le monde pour dire que j’étais horrible et qu’elle ne pouvait pas argumenter à cause de ça. J’ai été bannie en deux minutes 🤔

    1. Ouais, c’est violet qui a pleuré très fort pour que papa et maman viennent gronder avec toute la famille 🤔

      Merci pour ton commentaire 😊

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