Favoriser la coopération en adoptant un état d’esprit de gratitude, partie I: l’algorithme de la morale

Dans mon expérience d’apprenti girafe, il m’a semblé pouvoir identifier deux manière d’être au monde différentes: la mendicité et la gratitude. Enfin, c’est surtout qu’on en a parlé au module 3 de formation CNV, avec l’excellente formatrice Michèle Guez.
Ces deux états d’esprit peuvent être à l’origine d’un certain nombre de choses dans notre vie, avoir un impact important sur la qualité de celle-ci.

Pour le dire vite, le premier fera fuir, le deuxième sera sexy. Du coup, j’en parlerai dans la dernière partie de l’article. Avant cela, je souhaitais aborder d’autres dualismes du même genre, que j’ai entendu précédemment et qui ont aussi, ce qu’on peut appeler « une certaine forme de fonctionnalité », comme dirait Bascar.

 

Locus de contrôle

Le locus de contrôle est, en psychologie cognitive, la manière dont on a tendance à expliquer les causes de ce qui nous arrive dans la vie.

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On peut avoir un locus de contrôle externe, c’est à dire qu’on aura tendance à attribuer les causes de ce qui nous arrive à des facteurs extérieurs, qui ne dépendent pas de nous.

Je suis arrivé en retard au travail mais c’est pas de ma faute, il y a eu des bouchons ce matin et en plus mon réveil a pas sonné…

On peut également avoir un locus de contrôle interne, c’est à dire qu’on aura tendance à attribuer les causes de ce qui nous arrive à des facteurs internes, qui dépendent de nous.

Je suis arrive en retard au travail, c’est de ma faute, je suis parti trop tard de chez moi, et je me suis pas réveillé…

Vous voyez que dans les deux cas, les faits sont similaires. Ce qui change, c’est la manière dont on met ces faits en récit pour donner du sens à la situation: les histoires qu’on se raconte.

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Irvin Yalom aborde longuement la question du locus de contrôle dans son ouvrage majeur, Thérapie Existentielle.

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Grosso modo, les personnes qui ont plutôt un locus de contrôle interne cherchent à s’appuyer sur leurs propres ressources et trouvent plus facilement de la motivation pour changer des choses dans leur vie, agir en prêtant attention à ce qui dépend d’eux. Et lorsque ce n’est pas suffisant, la confrontation à l’impuissance peut conduire à des fragilités dépressives. Le locus de contrôle interne implique de se sentir responsable de sa vie.

A l’inverse, les personnes qui ont plutôt un locus de contrôle externe auront tendance à chercher d’abord du soutien à l’extérieur, à demander de l’aide et à attendre de l’environnement qu’il change pour davantage leur convenir. Ce qui peut générer une attitude plus passive et déresponsabilisée vis à vis du monde. Ils vont « subir » leur vie et tout ce qu’elle peut avoir d’inconfortable, ce qui au bout d’un moment se manifestera par des symptômes (par exemple, chopper une grippe : c’est bien lié à des causes extérieures)

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On pourrait être tenté de croire que le locus de contrôle externe est un truc de gauche

(« Wallah votre monde c’est n’imp’ il faut zbeuler tout ca pour que ca soit plus juste et égalitaire et qu’on vive mieux »)

et le locus interne serait de droite

(« Wesh le monde est très bien comme il est. Viens tu te sors les doigts, tu traverses la rue pour trouver un travail et après tu peux parler ? »)

cependant, ce serait simpliste et parfois une contre vérité. Par exemple, on peut être de gauche se justement se sentir responsable du réchauffement climatique, se dire qu’il faut qu’on agisse tous à notre échelle (allégorie du Colibri de Pierre  Rhabbi) pour changer le monde. 

Et on peut être de droite et se sentir persécuté par les méchants étrangers qui font rien qu’à nous embêter (ou les pervers narcissiques) et qu’il faudrait davantage contrôler les frontières et construire des murs autour du pays.

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On peut observer des tendances plus ou moins marquée suivant les personnes: certains auront plutôt tendance à attribuer leurs réussites à eux même (« Je suis le meilleur ») et leurs échecs à l’environnement (« C’est la faute à l’arbitre, c’était un vendu ! »). D’autres, au contraire, attribueront leurs réussites aux circonstances (« J’ai juste eu de la chance ») et leurs échecs à eux-même (« Je suis nulle… »).

De toute manière, il est impossible de parler de liens de causalité de manière abstraite, il faut voir au cas par cas, dans chaque situation, quels en sont les tenants et les aboutissants. Il est simplement intéressant d’avoir en tête ce dualisme pour réfléchir à notre manière de donner du sens au monde et d’expliquer ce qu’on observe dans notre vie.
Ça pourra par exemple vous aider, quand vous avez perdu votre chargeur de téléphone ou votre nouvelle barrette, a mettre en place des stratégies efficace pour la retrouver au lieu d’accuser tout de suite votre sœur parce que « c’est forcément elle qui me l’a pris » (locus de contrôle externe) alors qu’en fait, pas du tout, vous l’avez juste oublié dans la voiture (causalité interne) n_n

 

La voie de la nature et celle de la grâce

Au début du chef d’oeuvre esthétique qu’est le film Tree of Life, la mère nous apprend qu’il existerait deux manières d’être au monde.

“The nuns taught us there are two ways through life, the way of Nature and the way of Grace. You have to choose which one you’ll follow.

Grace doesn’t try to please itself. Accepts being slighted, forgotten, disliked. Accepts insults and injuries.

Nature only wants to please itself. Get others to please it too. Likes to lord it over them. To have its own way. It finds reasons to be unhappy when all the world is shining around it. And love is smiling through all things.

They taught us that no one who loves the way of grace ever comes to a bad end. I will be true to you. Whatever comes.”

― Terrence Malick, The Tree of Life

Je fais une traduction personnelle donc hein si c’est nul on se moque pas !

« Les sœurs nous ont appris qu’il y a deux manière de mener sa vie : la voie de la nature, et la voie de la grâce. Vous devez choisir celle que vous allez suivre.

La grâce ne cherche pas son propre profit. Elle accepte d’être ignorée, oubliée, mal aimée. Elle accepte les insultes et les blessures.

La nature ne fait que rechercher son profit. Plie les autres à sa volonté. Aime qu’on tourne autour d’elle. Agir à sa guise. Elle trouve des raisons d’être malheureuse alors que le monde rayonne autour d’elle. Et que l’amour sourit en toute chose.

D’après les sœurs, la voie de la grâce ne conduit jamais à un destin tragique. Je te serai loyale. Quoi qu’il arrive. »

Ce sont deux archétypes, deux profils de personnalité qu’on peut parfois plus ou moins retrouver chez des personnes qu’on connait. Cependant, gardons nous bien de toute essentialisation, et ne réduisons pas les êtres humains à des étiquettes. Ce sont deux tendances, deux dimensions, qui sont présentes chez tout un chacun. 

La ou je veux en venir avec ce dualisme, c’est que les deux voies peuvent être complémentaires et, comme on l’observe dans le film, certains couples peuvent se structurer autour de cette logique, en normalisant la violence. L’un est maltraitant, l’autre se laisse maltraiter (plus ou moins par amour).

C’est une grande violence que de fonctionner de l’une ou  l’autre manière: dans le premier cas (la grâce), il s’agit de se sacrifier soi-même, et dans le deuxième cas (la nature), il s’agit de sacrifier les autres. Dans tous les cas, il y a sacrifice.

Le piège de cette narration, c’est la croyance qu’il est tellement noble de choisir la voie de la grâce que, forcément, l’univers nous le rendra, et qu’il ne pourra rien nous arriver de mal. C’est un mensonge. C’est le mensonge cruel dénoncé par le film: non seulement on peut se sacrifier par amour sans que cela soit noble en soi (seulement noble relativement à un système de croyance), et en plus, se sacrifier pour rien, car on aura quand même un destin tragique. Autrement dit, c’est un sacrifice absurde, qui n’a pas de sens. Et c’est ce qui rend folle la mère, dans le film: ça n’a pas de sens, de perdre un enfant qu’on aime alors qu’on a passé sa vie à se sacrifier par amour.

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Moralité: puisqu’il n’y a pas de justice cosmique, puisque se sacrifier ne garantit rien, alors mieux vaut éviter autant que possible de se sacrifier, et de sacrifier les autres. C’est à dire : mieux vaut chercher à entrer en relation, à coopérer.

 

L’algorithme de la morale favorise la coopération avec nos semblables

L’idée que la morale est un algorithme me vient d’Homo Fabulus sur Youtube. Je ne peux que vous recommander sa série de vidéos sur la morale. Je vais ici vous résumer sa théorie au sujet de la morale (basée sur la psychologie évolutionnaire et le darwinisme), en reprenant le contenu de sa série de vidéos.
Honnêtement, si vous avez la flemme de lire cette partie en détails, ce n’est pas très grave. Ce serait aussi bien que vous preniez le temps de regarder directement les vidéos d’Homo Fabulus, car je vais en grande partie redire la même chose que lui, avec moins de détails.
Donc, pour ceux qui veulent zapper, vous pouvez directement lire la partie suivante ICI (je mettrai le lien quand il sera en ligne). Pour les autres, allons-y !

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Qu’est-ce que le sens moral?

Il explique qu’on peut théoriser le sens moral comme une sorte d’équation mathématique qu’on a dans la tête et qui, face à certains stimululs (par exemple, un enfant en train de se noyer dans une piscine) va déclencher certains comportements (par exemple, on se jette à l’eau pour aller le sauver).
Cependant, le sens moral n’est pas le seul algorithme qu’on a dans la tête, il est ne permanence en concurrence avec d’autres pour produire des comportements. Ce pourquoi on peut avoir des comportements immoraux tout en ayant un sens moral.

Pour produire des comportements, notre algorithme moral a donc besoin de données pour produire des jugements et décider quoi faire. Autrement dit, nos jugements moraux dépendent des informations dont on dispose.
C’est la raison pour laquelle deux personnes différentes, qui disposent d’informations différentes, pourraient avoir des jugements moraux différents même s’ils ont plus ou moins le même sens moral dans le cerveau.
Un peu comme une formule en mathématique: si x = 5 ou si x = 10 en abscisse, le y en ordonnée ne sera pas le même.

La théorie d’Homo Fabulus et de ses collègues, c’est que le sens moral aurait émergé de la sélection naturelle parce qu’il permettait d’améliorer la coopération entre les individus. D’adopter des comportements permettant d’être plus efficaces ensemble que séparément.

Cependant, l’émergence de la morale, qui consiste à tomber d’accord sur le respect de certaines règles (par exemple, ne pas voler la nourriture de son voisin) a aussi rendu possible l’émergence de tricheurs, qui ne respectent pas ces règles, c’est à dire qui se comportent de manière immorale, ou injuste.

Si tout le monde est d’accord pour respecter les règles, alors tricher devient injuste.

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Raison ultime et proximale du sens moral

Si le sens moral est un processus cognitif qui a émergé de la sélection naturelle, c’est donc que cela conférait un avantage reproducteur aux individus qui en étaient dotés.

Cependant, il y a ici une notion extrêmement importante à avoir en tête pour bien comprendre les mécanismes des comportements moraux. C’est la distinction entre raison ultime et raison proximale.

Métaphore pour illustrer cette distinction: nous, homo sapiens, avons besoin de sucre pour faire fonctionner notre organisme.
Et il se trouve que le sucre, c’est bon, donc on aura tendance à en manger.
L’appétence au sucre est un processus sensoriel qui a évolué par sélection naturelle, parce que les individus qui recherchaient des aliments sucrés dans leur environnement avaient davantage d’énergie pour faire fonctionner leur corps et se reproduire. Cependant, aujourd’hui, cette raison « véritable » n’est pas consciente. 

La raison apparente pour laquelle on mange des aliments sucrés, c’est simplement parce que c’est bon (raison proximale)
Or, la vraie raison pour laquelle notre corps a évolué pour aimer manger du sucre et nous faire rechercher de la nourriture sucrée, c’est parce que c’est nécessaire à notre survie et avantageux pour transmettre nos gènes (raison ultime)

De la même manière, si on agit de manière morale, en apparence, c’est parce qu’on se dit que c’est ce qu’il faut faire, ou que ça nous fait du bien, ou parce qu’on a peur de se sentir coupable, par exemple. C’est la raison proximale.

En réalité, si nous sommes dotés d’un sens moral, c’est parce que cela a avantagé nos ancêtres pour pouvoir mieux coopérer et se reproduire: le sens moral permet de mieux transmettre nos réplicateurs (raison ultime).

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Comment bien coopérer: le coût d’opportunité

On peut voir la société comme une entreprise de coopération à large échelle. Une division du travail massive. A ce titre, la science serait une entreprise de coopération à l’échelle planétaire. Cependant pour bien coopérer, il faut d’abord apprendre à bien choisir avec qui coopérer.

Bien coopérer, c’est quand les bénéfices de la coopération sont supérieurs au coût d’opportunité (c’est à dire la valeur de la meilleure option qu’on a pas choisie, parmi les différentes options possibles)

Par exemple: Si je peux choisir entre:
1) Coopérer avec Arthur et gagner 10€,
2) Coopérer avec Mathilde et gagner 20€,
3) Coopérer avec Joseph et gagner 30€,

J’ai 3 choix possibles:
A) Si je coopère avec Arthur, je gagne 10€, alors que j’aurai pu gagner 30€ en coopérant avec Joseph, donc mon coût d’opportunité est de 30, car Joseph était la meilleure option possible. 
B) Si je coopère avec Mathilde, je gagne 20€, et mon coût d’opportunité est aussi de 30, car Joseph reste la meilleure option non choisie possible. 
C) Si je coopère avec Joseph, je gagne 30€, et mon coût d’opportunité est alors de 20 (car Mathilde était alors la meilleure option non choisie parmi les différentes options possibles.)

Ainsi, bien coopérer implique:
– De gagner plus que 0
– De gagner plus que le coût d’opportunité

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Le sens moral et la réputation dans un groupe

Un bon investissement doit permettre de gagner au moins autant que notre coût d’opportunité. Si on dépense du temps avec une personne, on doit gagner au moins autant que si on avait dépensé ce temps avec une autre personne (sinon c’est une mauvaise coopération)
D’un point de vue évolutionniste, un individu n’ait strictement aucun intérêt à coopérer avec une personne qui ne lui rembourse pas ses « coûts d’opportunité », Pour qu’on ait envie de coopérer avec une personne dans la durée, il faut donc qu’elle nous rembourse au minimum l’équivalent de ce que cela nous coûte de coopérer avec elle.

Il est très important de ne pas acquérir une réputation de mauvais coopérateur, sinon après plus personne ne voudra coopérer avec nous. L’inverse est vrai aussi : si on a une réputation de bon coopérateur, parce qu’on rembourse les coûts d’opportunité que les autres payent pour coopérer avec nous, tout le monde voudra coopérer avec nous.
On a donc tout intérêt à rembourser aux gens les coûts d’opportunités qu’ils payent pour coopérer avec nous.

 Et il convient également d’éviter les personnes qui ne nous remboursent pas ce que nous coûte de coopérer avec eux, car alors, on se fait simplement exploité comme une ressource naturelle.

Ainsi, le sens moral serait un algorithme cognitif qui vise:
1) A rembourser les coûts cognitifs qu’on fait payer aux autres afin de les inciter à continuer à coopérer avec nous dans le futur
2) Nous faire éviter les personnes qui ne nous remboursent pas nos propres coûts

Evidemment, la réputation de « bon payeur » ou de « mauvais payeur » est un enjeu opérant au sein des groupes sociaux, que l’on sera amené à fréquenter régulièrement au cours du temps.
Cette réputation n’est pas forcément explicite et consciente, elle peut être implicite, quand on sent dans nos tripes qu’on a pas de joie à coopérer avec quelqu’un parce qu’il nous vide de notre énergie, ou au contraire qu’on est ravi de pouvoir coopérer avec lui parce qu’on sait que cela va nous faire du bien.

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Sens moral et comportement moral à grande échelle

Sur la question des comportements moraux à grande échelle, lorsqu’on évoque par exemple la question de la violence implicite qu’on inflige aux personnes des pays en développement en utilisant des produits Hi-tech produits avec leur sang, on en revient à l’idée qu’on peut avoir un sens moral ne pas pour autant se comporter de manière morale (ou par exemple, savoir que manger de la viande contribue à entretenir la souffrance des animaux issus de l’élevage industriel, ressentir de la tristesse et de la colère pour cela, estimer que c’est « pas bien », et néanmoins en manger quand même)

Il est bon également de se rappeler que nos cerveaux n’ont pas été sélectionnés pour opérer dans un contexte mondialisé, mais plutôt pour maximiser la survie des réplicateurs dans un contexte ou l’on est des chasseurs cueilleurs, en petits groupes de maximum 200 personnes et qu’on connait directement. Ceci peut expliquer qu’on ait un sens moral assez développé concernant nos proches, et beaucoup moins concernant des gens qui se situent à l’autre bout du monde et avec qui nous ne sommes pas en relation directe.

A ce sujet, on peut évoquer les expériences de Milgram qui montraient que les gens étaient beaucoup plus susceptibles d’infliger des chocs électriques dangereux voir mortels à  des personnes lorsqu’ils ne les voyaient pas directement.
En revanche, quand ils voyaient la personne devant eux, qu’ils pouvaient la voir souffrir, ils allaient beaucoup moins loin dans l’intensité des chocs électriques. Signe que la proximité directe, l’accès direct aux données sur la souffrance vécue par la personne, modifie les comportements produits par notre algorithme moral.

***

Conclusion

Il y a des tas de modèles permettant de décrire les comportements humaines et les raisons qui poussent tout un chacun à avoir ou non des comportements moraux, à coopérer ou à tricher.
Que ce soit en raison des histoires qu’on se raconte sur la cause de nos difficultés (locus de contrôle), ou bien en raison de notre manière de nous positionner dans la relation à l’autre (grâce et nature), ou encore du fait des données qui vont être utilisée par notre sens moral pour produire des jugements et des comportements…

Personnellement, pour m’y retrouver dans toutes ces choses compliquées, j’adopte un modèle plus simple, qui est celui du découpage en deux états d’esprits face au monde: la mendicité et la gratitude. Ce sera donc l’objet de la deuxième partie de cet article.

***

Fin de la partie I 🙂

Partie II: De la mendicité à la gratitude (écriture en cours)

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3 commentaires sur “Favoriser la coopération en adoptant un état d’esprit de gratitude, partie I: l’algorithme de la morale

  1. J’ai beaucoup aimé la partie sur le locus de contrôle (mais tu t’en doutais) et surtout sur la morale. Je ne m’y attendais pas et je trouve l’idée de l’algorithme brillante. Je me suis dit que la vidéo de Mr Phi sur la morale de Kant allait potentiellement t’intéresser : https://youtu.be/Ffd55-hAaGE
    Hâte de lire la partie deux 🙂

    1. J’ai hâte que tu lise la partie 2 aussi, j’avoue que j’ai beaucoup aimé l’écrire…

      Merci pour ton feedback ronronnant 😊

      Je n’ai fait qu’ouvrir la porte de cette vision algorithmique de la morale, et on peut aller encore beaucoup plus loin :

      1) en voyant chaque part IFS comme un algorithme à part entière, et les conflits intérieurs comme des formules mathématiques en concurrence pour produire des sorties comportementales en fonction de leur poids émotionnel

      2) en réfléchissant en système groupal et societal en terme de transactions morales pour réfléchir aux mécanismes de la violence et de l’amour à toutes les échelles…
      Mais ça, c’est de l’analyse transactionnelle, c’est ton domaine à présent 😊

      La vidéo de monsieur Phi est très bien oui (j’ai vu toutes ses vidéos 😄😢) merci du partage !

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