Moana et le pouvoir de l’empathie, partie V

Deuxième moment clé : Le pouvoir de l’auto-empathie pour se reconnecter à ce qui est vivant en soi

Alors arrive la vieille sous forme de raie Manta. « Tu as fait beaucoup de chemin pour arriver jusqu’ici »

« Ce n’est pas ta faute si tu n’as pas réussi, je n’aurais jamais dû faire porter un tel poids sur tes épaules. Si tu es prête pour rentrer rentrer à la maison, je serai avec toi » = peu importe ton choix, je te soutiens.

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Et Moana est sur le point de renoncer et de rentrer sur son île mais… quelque chose la retient. Quelque chose l’empêche de prendre cette décision. Il lui est comme physiquement impossible de renoncer.

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***

Parfois, le monde entier semble contre toi, les journées sont difficiles et laissent des cicatrices. Mais les cicatrices peuvent guérir et révéler ou tu es.

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Les gens que tu aimes vont te changer, les choses que tu as apprises vont te guider. Et il n’existe rien sur terre qui soit capable de faire taire la voix silencieuse en toi, la voix qui dit « Moana, tu es allée si loin… » Alors dis-moi, à présent, sais-tu qui tu es ? »

***

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Do you know who you are ?

Who am I ? I am a girl who loves my island, and a girl who loves the see. It calls me. I am the daughter of the village chief, we are descended from voyagers, who found their way across the world. They call me.

I’ve deliver us to where we are. I have journey farther. I am everything I’ve learned and more. Still it calls me.

And the call isn’t out there at all. It’s inside me. It’s like the tide, always  falling and rising.

I will carry you here in my heart. You remind me that come what may. I know the way. I am Moana !

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***

Je suis bouleversé par la puissance de ces paroles et du coup je vais prendre le temps de détailler. J’y vois un double sens.

D’une part, Moana se reconnecte à son passé et à ses ancêtres. Si elle peut continuer à voyager, c’est parce qu’elle connait le chemin du retour, elle « know the way » et donc peut explorer le monde en toute sécurité. Elle n’a pas besoin de renoncer maintenant car, ayant à tout moment la possibilité de rentrer à la maison, c’est comme si elle y était déjà.

A travers ses actes et ses choix, elle a amené ses ancêtres avec elle, plus loin qu’ils n’ont jamais été. Elle est à présent le leader vivant de tous ses ascendants.
Elle est l’incarnation de la victoire de la vie qui, de génération en génération, à aboutit à cet instant présent ou elle est libre de voyager et d’explorer le monde comme l’ont fait d’autres avant elle.

D’autre part, Moana se reconnecte aussi au refuge qui est en elle, et en s’interrogeant sur qui elle est, elle se reconnecte aussi à son propre cœur. Elle se reconnecte à son  désir, à cette vie qui pulse dans ses cellules, qui est le moteur de tout ce qui l’anime. Au fond, sa réelle motivation ne vient pas des autres, ne vient pas des attentes des habitants de son île. Sa motivation est intrinsèque.
Elle est là pour faire ce qui la fait vibrer au plus profond de son âme. C’est la respiration de la vie qui se manifeste en elle sous la forme d’une exploratrice, sous la forme de cette femme qui aime son peuple et qui aime la mer. Cette femme qui à présent sait qui elle est et ce qu’elle veut. Elle est Moana.

Désormais consciente de porter en elle la mémoire de tous ses ancêtres, elle est prête à devenir ce qu’elle est, prête à mourir, à présent en paix avec elle-même. Peu importe si elle arrive à destination, du moins connait-elle le chemin et est-elle prête à le suivre, no matter what.

Elle passe de l’autre côté de la peur de la mort, en transcendant la peur et le doute. Dès lors qu’elle comprend le sens de son passé, la cohérence du chemin qui l’a amenée jusqu’ici depuis sa naissance, alors tout devient limpide. Moana retrouve le chemin de son cœur.

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Elle retrouve la pierre philosophale (symbolisé par  la pierre de Te Fiti qu’elle va chercher au plus profond de la mer), le doute devient certitude, la peur devient amour, l’inhibition devient motivation. Elle devient l’instrument de la vie elle-même.

Elle est la pointe de la flèche de son passé qui avance, déterminée et pleine d’amour, vers l’avenir, guidée par toute son histoire et tous ses ancêtres derrière elle. La pointe qui fait éclater la bulle de la zone de confort. La puissance qui pénètre l’existence et fait l’amour avec la réalité. Les étoiles s’alignent et l’histoire peut avancer vers le dénouement.

***

Elle répète le narratif sur sa mission, mais cette fois avec une tonalité différente ; elle a enfin compris le sens de sa propre histoire. Elle a la réponse à la question « qui suis-je ?» : J’ai un nom qui a du sens, mon nom est Moana. Et il n’existe plus rien dans l’univers qui puisse m’empêcher d’agir en tant que Moana.

Qu’importe si j’échoue, si je meurs. Cela n’a aucune importance. L’important, c’est qu’à chaque seconde jusqu’à aujourd’hui, j’ai été Moana. Et aujourd’hui, je continuerai à être Moana, cette fois en pleine conscience. Qu’importe si j’atteins mes objectifs. L’important est que je fasse de mon mieux pour agir en harmonie avec mes valeurs, avec ce que je suis. Comme Dieu, je suis ce que je suis.

Quand on agit en étant soi-même, on est l’incarnation de Dieu.

« Je suis ce que je suis » = je suis un avatar de Dieu en actes.

Nous sommes dès lors prêts pour le dénouement final… pour découvrir le pouvoir de l’empathie…

***

Fin de la partie V !

Partie I
Partie II
Partie III
Partie IV

Pour aller plus loin:

Un commentaire sur “Moana et le pouvoir de l’empathie, partie V

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